Intervenant dans le cadre du webinaire organisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, sur « L’entrepreneuriat féminin à l’ère de la crise sanitaire: bilan, défis et approches de relance », le directeur de l’ANAPEC a précisé que seuls 180 projets ont vu le jour dont 51 appartiennent à des femmes sur les 588 projets accompagnés entre 2019 et 2020. Il a indiqué que le contrat-programme 2021-2023 intègre des éléments essentiels pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin à savoir le développement d’un service public universel de proximité et inclusif.

La directrice de la direction de la femme au sein du ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la famille, Fatima Barkan, a pour sa part souligné que l’accent a été mis sur les différents acquis, notamment les avancées législatives, l’émergence d’un nouveau modèle de développement, les divers programmes gouvernementaux et les initiatives menées par les départements ministériels.

De son côté, le représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Maroc, Luis Mora, a jeté la lumière sur les principales caractéristiques de la situation des femmes dans le marché du travail au Maroc, notant qu’une tendance baissière a été enregistrée dans la dernière décennie au niveau de la participation de la femme dans l’activité économique. « L’évolution de l’emploi entre 2015 et 2019 montre une perte massive de l’emploi des femmes de l’ordre de 3,5% par an tandis que l’emploi masculin a enregistré un gain de 2,1% par an », a-t-il expliqué, relevant que cette perte d’emploi chez les femmes s’est accentuée avec la crise sanitaire de la Covid-19.

Le Webinaire sur « L’entrepreneuriat féminin à l’ère de la crise sanitaire: bilan, défis et approches de relance », organisé en partenariat avec le ministère de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la famille, l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (Afem Nord) et l’Université Abdelmalek Essaâdi, vise notamment à dresser le bilan de la situation des femmes entrepreneures à l’ère de la pandémie.